Samedi 29 mai 2010
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18:39
This time, Day on Media Earth unusually focuses on what generally
differs in the press: those front pages that frequently vary from country to country. What is striking, on Saturday, May, the 29th of 2010, are those national issues making the
headlines.
In France, Euro 2016 makes the front pages of newspapers. In
Ireland, The Irish Independent and The Irish Times both report, in their own way, on the Health Service
Executive, while Belgian dailies put the light on their fellow citizens with this amazing headline from La Libre Belgique: « What are Flemish
people afraid of? ». In Spain and the UK as well, front pages are nation-oriented: Expansion mentions Fitch’s decision ; The Guardian writes about the new local far-right.
So what? Is everyone chauvinistic?
Par Gwenaelle Lepeltier
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Samedi 29 mai 2010
6
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18:18
Une fois n’est pas coutume, Day on Media Earth s’attarde sur
ce qui diffère généralement dans la presse : ces Unes qui varient fréquemment d’un pays à l’autre. Ce qui frappe, en ce
samedi 29 mai 2010, ce sont les problématiques nationales présentes sur les premières pages des journaux.
En France, l’euro 2016 s’invite sur les Unes. En Irlande,
le Irish Independent et le Irish Times s’intéressent, sous des angles différents, au Health Service
Executive, tandis que les quotidiens belges mettent leurs compatriotes à l’honneur avec cet exemple extrait de la Libre Belgique et ce titre
magistral : « De quoi les Flamands ont-ils peur ? ».
En Espagne et au Royaume-Uni aussi, les infos de Une sont nationales : Expansion mentionne
la décision de Fitch ; The Guardian parle de l’extrême-droite locale.
Alors ? Tous chauvins ?
Par Gwenaelle Lepeltier
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Lundi 15 mars 2010
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18:28
For about two and a half years international media have been talking about a crisis: first about a
subprime crisis turning into a financial crisis, then about a crisis depressing the real economy through its new obsessions – recession and unemployment. The crisis seemed over – with GDPs
growing again – yet it is funnily taking a new turn, a turn that no one expected – if we do believe certain fact-oriented articles.
This new Greek crisis, sometimes looking like a crisis of confidence for the whole euro area, was
actually foreseeable and the recovery hopes promoted by international daily newspapers were in fact hiding a reality some editorialists were well-aware of: the crisis has not been solved;
problems have merely been moved and frightening consequences have been delayed.
The Greek crisis is another occasion for European officials to make new amazing announcements: the
possibility of a European Monetary Fund, a reinforcement of economic governance, the fight against speculators and a better regulation of Credit Defaults Swaps. Daily newspapers from various
countries massively go back over these pieces of information, almost in real time, sometimes highlighting political discrepancies in a particular country or among European voices. Quickly,
though, divides disappear ; Europe seems to find – according to the European press – a common solution in a few weeks’ time – sometimes even in a few days’ time. Lost in this wide variety of
fact-oriented articles – which looks like some kind of disinformation – analyses – such as the one published by The Independent from March
10th 2010 "Europe must confront its real economic
problems" – may well not
reach the attention they deserve.
Par Gwenaelle Lepeltier
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Lundi 15 mars 2010
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18:25
Voilà près de deux ans et demi que les medias internationaux nous parlent de crise : d’abord d’une crise des subprimes devenant crise
financière, puis d’une crise déprimant l’économie réelle par ces nouvelles obsessions revenant en boucle – récession et chômage. Une crise dont
on semblait sorti – les PIB étaient repartis à la hausse – mais qui s’amuse à rebondir différemment, là où – à en croire certains papiers factuels – personne ne l’attendait.
En fait, cette crise grecque, s’apparentant à une crise de confiance pour la zone euro, était prévisible et ces espoirs de
reprise vantés par les quotidiens internationaux étaient là pour masquer une réalité que certains éditorialistes n’ignorent pas : la crise n’a pas été réglée ; le problème ne fût
que déplacé et ses conséquences retardées.
Une fois encore, la crise grecque est l’occasion pour les officiels européens de créer de nouveaux effets d’annonce : la possibilité
d’un Fonds Monétaire Européen, un renforcement de la gouvernance économique, la lutte contre les spéculateurs et une meilleure régulation des Credit Defaults Swaps. Les quotidiens de tous les
pays reprennent largement ces informations, quasiment en temps réel, laissant parfois apparaître quelques discordances politiques au sein d’un même pays ou encore entre les différentes voix
européennes. Rapidement, les divisions s’effacent ; l’Europe semble trouver – à lire la presse européenne – une solution commune en quelques semaines, parfois même en quelques jours. Au
milieu de cette abondance de papiers purement factuels – une redondance qui se transforme subrepticement en désinformation – les rares analyses – comme celle publiée le 10 mars 2010 par The
Independent "Europe must confront its real economic problems" – se
trouvent noyées au risque de passer inaperçues.
Par Gwenaelle Lepeltier
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